
Je ne sais pas si ce mot existe vraiment, quoiqu'il en soit c'est mon surnom en ce moment, ça passera.
J'écoute, je visionne le répertoire de cet homme talentueux resté simple, qu'était Georges Brassens.
Je ne connaissais pas vraiment ce grand poète qui écrivait la vie telle qu'elle est, sans fioritures, ni fausse pudibonderie, avec les mots de tout le monde.
Vous le savez, les médias en parlent mieux que moi depuis quelques jours, mais à Sète c'est l'année Georges Brassens car le jeudi 29 octobre 1981 à 23h14 ce grand compositeur poète interprète quittait ce monde.
Georges Brassens s’éteignait à Saint-Gély-du-Fesc, au nord de Montpellier.
Trente ans après, les Français restent orphelins de ce monument de la chanson.
Maurice Bousquet, chirurgien, et son épouse Monique, infirmière, étaient à son chevet lorsque Brassens rend son dernier soupir.
C’est dans leur demeure que le poète âgé de 60 ans, a choisi de finir ses jours.
Pas auprès de sa sœur ou de ses “copains”.
Pas à Sète, sa ville natale, ni à Lézardrieux, son amarre bretonne.
L’épisode reste pour beaucoup mystérieux.
Né à Sète, Georges Brassens a également passé ses derniers jours dans l'Hérault.
La première rencontre avec celui qui devint son ami se déroule en octobre 1980, sous le ciel parisien.
Eric Battista, intime de Brassens, demande à Maurice Bousquet de bien vouloir l’ausculter.
A la courtoisie de l’accueil vont succéder une amitié, une complicité...
Une amitié brève mais intense.
C’est seulement dix ans après que Maurice Bousquet lève le voile sur ce dernier huis clos à travers un livre ( Monsieur Brassens, dernière escale à Saint-Gély-du-Fesc.)
Il raconte, avec une économie de mots, l’histoire de cette amitié brève mais intense, empreinte de pudeur et de respect mutuel.
Son fils Jacques, qui avait 15 ans lorsque Brassens arrive à Saint-Gély, a pré- et postfacé la réédition de cet ouvrage aux éditions Équinoxe.
Cette parenthèse, nul ne s’en étonne, a marqué sa vie.
Quand on a la chance de croiser des gens brillants et simples, on s’en nourrit.
Il m’a ouvert à la culture et m’a apporté une certaine idée de la tolérance.
On ne rentre pas dans la beauté comme dans un moulin, disait-il...
Sentences gravées dans l’esprit de Jacques Bousquet, chirurgien viscéral, comme son père Maurice, lui aussi disparu à 60 ans.
Nous n’avions pas une idole à la maison.
Il a fait sa part et nous a tout de suite adoptés...
La guitare à portée de main, il chante souvent.
Griffonne quelques vers.
Le vrai Brassens se révèle.
On le prenait pour un ours, sans femme ni enfant.
Mais on ne meurt pas seul dans sa caverne, résume Jacques Bousquet.
Puis une nuit d’automne, Georges Brassens, chaleureusement entouré, s’en est allé "vers la fosse commune du temps ".
petit résumé du journal Midi Libre.
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photos personnelles mises
dans des articles divers
dont
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