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Ce jour je reprends mon recueil de Christophe André avec un beau texte dont je vous fais un petit résumé.
Car tout écrire est très long, et si, bonne idée vous le lisiez ce petit livre...
Un jour de septembre, une feuille de platane qui tombe avec une grace inexorable, dans un tourbillon irrégulier, vingt centimètres à droite, brusque virage et dix centimètres à gauche, un demi-tour plutot lent, une volte rapide, mais harmonieux.
Elle est morte.
Tu t'arrêtes pour observer sa chute.
Elle passe devant ton nez, frole ton coeur et tombe juste dans tes deux mains, qui se sont ouvertes toutes seules.
Au lieu de la repousser, de la jeter, tu l'examines, tu respires un peu plus fort.
Tu te sens complêtement vivante, alors qu'il y a un instant, tu n'étais qu'un automate qui marchait en pensant à sa journée de boulot.
Pourquoi es-tu ainsi doucement arrachée à tes pensées par une feuille ?
Pourquoi es-tu touchée et bouleversée ?
Pourquoi ce sentiment d'harmonie, cette impression que tout est en place ?
Plus tard une amie te dira que tu aurais aussi pu y voir un mauvais présage dans cette feuille morte : Celui de la mort de ce qui vit, celui de la fragilité périssable de toutes les existences dont la tienne.
Mais non, c'est presque le contraire.
La feuille qui tombait te donnait un sentiment d'éternité de toutes choses.
Ils sont si importants, ces instants où nous sortons du cadre, où nous quittons, doucement ou brutalement les automatismes et habitudes où nous étions engagés.
Ils sont comme des sorties de route, comme on le dit pour les voitures, nous quittons le chemin de ce qui était prévu, ce sont les expériences d'éveil.
Nous étions endormis ou assoupis par le ronron du prévisible ou de l'habituel.
En réalité nous étions absents à nous-même et à la vie.
En général les éléments de l'éveil sont les suivants, un état de réceptivité pour diverses raisons, fatigue, spleen, sérénité, un détail qui survient lors d'une expérience de vie ordinaire...
Et nous voilà arrachés à cette rassurante et prévisible monotonie.
Le poète Christian Bobin parle ainsi d'un état de bouleversement calme.
Alors, nous pouvons bien prendre trois minutes, trois fois par jours pour vérifier où nous en sommes, et pour répondre à la question :
_ " Il y a quelqu'un là-dedans ? "
Oui nous sommes là.
Vivants, présents, conscients...
Résumé de lecture du livre " LES ETATS D'AME "
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