Cet article suite à celui sur le chemin de notre vie, car j'aime bien le commentaire de patriarch :
_" Les saules pleureurs ".
Dans l'Hérault j'ai des amis plus âgés que mon mari et moi, que nous estimons beaucoup pour leur gentillesse, et leur tolérance.
Cet homme a subi les horreurs de la guerre, a été torturé, été trépané, longtemps parti de chez lui pour les combats, conflits désastreux.
Il a toujours un mot gentil lors de nos appels téléphoniques, et il est fier de porter le drapeau lors des cérémonies patriotiques, malgré son âge et ses malheurs, la maladie de sa femme, jamais il ne se plaint, disant que c'est ainsi.
Donc un jour avec son accent du sud-ouest l'oeil malicieux, nous étions entrain de papoter lors d'un repas convivial, il me demande :
_" tu connais la famille Tamalou ? " je lui réponds que non, en plus le nom me fait rire.
Là il m'explique que c'est ainsi le surnom de beaucoup de personnes qu'il côtoie !
_ " J'ai mal là, j'ai mal ici, ah ! comme je souffre, alors tu parles pour des petits bobos sans cesse cette litanie, je les appelle les Tamalou, car je n'ose plus demander :
_ " Est-ce que ça va ? " je devrais plutôt leur demander
_ " T'as mal où ce jour ? "
Comme il a raison, je connais des personnes très malades, souffrant jour et nuit, j'en ai vu lors de mes nombreuses hospitalisations, et mes visites dans les cliniques, sans entendre de plainte excessive.
Dire qu'on a mal c'est logique, le corps humain a ses limites.
Je sais que la douleur est humaine, mais sans abrutir et démoraliser les autres !
En les mettant parfois mal à l'aise du fait qu'ils sont impuissants à calmer, sinon qu'à écouter et dès fois en avoir ras la casquette des jérémiades infondées.
Car le jour où vraiment la maladie leur tombe dessus malheureusement nous ne les croyons plus, et ça c'est dangereux.
Il y a une anecdote que se racontaient dans le temps ( horreur de dire ces mots ! ) des personnes en entendant toujours se plaindre inutilement :
_" C'est comme celui qui fait semblant de se noyer en riant, le jour où il aura un malaise, il se noiera pour de vrai car personne ne le prendra au sérieux ! "
