***************************** Et un jour de plus, le chiffre indiquant l'âge change d'année, mais ce n'est pas catastrophique, tant que la chance est présente de pouvoir justement se dire, oui je suis là, j'apprécie les petites joies que chaque jour nouveau apporte, même si des aléas surviennent, le chemin de vie continue...et c'est formidable.
Cette partie d'article de ce seize décembre 2012 s'ajoute à celui écrit ci-dessous il y a trois ans, ce n'est pas évident de parler d'anniversaire soi-même.
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Ouille oui pour les douleurs, ce qui est logique, mais aussi pour ce qui change de dizaine ce jour.
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Cette année ci-dessus fut terrible, marquée par des choses insoutenables, inhumaines, dictées par la folie d'une guerre qui fit tant de victimes et laisse encore des traces dans les mémoires.
Mais dans une rue où les gens ne circulaient plus beaucoup, où les maisons alignées abritaient des familles apeurées par les bruits des sirènes d'alerte, les vrombissements des V1 qui annonçaient le lancement de bombes sur la ville, il se passa un évènement qui rompit la tristesse et l'angoisse.
C'est ce qu'on me raconta quand je fus en âge de comprendre que dans une de ces maisons un samedi seize décembre tôt le matin est venue au monde une petite fille agrandissant la fratrie de six garçons précédents.
Le papa était toujours là avec la sage-femme pour accueillir chaque bébé voulant être le premier à l'avoir dans les bras, bien sûr je suppose quand il pouvait être présent.
Le jour où cette petite fille est apparue il était fou de joie non pas qu'il n'aimait pas ses fils mais désespérait d'avoir au moins une fille.
C'est un fait qu'elle reçut beaucoup de tendresse de ses parents de ses frères la précédant et du petit dernier né trois ans après elle.
Elle ne pensait pas y arriver à ce fatidique chiffre, mon Dieu ça fait beaucoup d'années, et là ce chiffre rond dont il faudrait enlever le zéro pour avoir l'âge de raison fiche un sacré coup de bambou sur la tête, c'était pas mal hier le six avec le neuf suivant, et puis après réflexion le principal c'est de pouvoir se dire :
_ Tu ne peux rien faire d'autre que d'accepter, impossible d'arrêter le déroulement du métier à tisser les jours ! "
La chance inouïe de pouvoir écrire et d'énoncer grrrr ce chiffre rond.
Beaucoup de personnes n'ont pas eu ce privilège, donc continuons ce parcours avec ses sentiers diversifiés et merci la vie.
16 décembre 2009
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