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La grande famille est dispersée dans plusieurs régions, villes différentes.
De la fratrie il ne reste qu'une personne, seule fille sur huit enfants, dont elle en connut cinq, car deux étaient décédés avant sa naissance.
Mais devenue femme, elle est dit-elle, la rescapée, ses cinq frères partis là-haut, tous, à un âge où le parcours de vie devait être très long devant.
Elle a connu des nièces, des neveux lorsqu'ils étaient petits qui sont devenus maintenant des adultes, la plupart plus âgés que leur papa disparu.
Puis la vie qui passe avec son bagage personnel, elle n'a plus revu beaucoup de famille éloignée, ayant son foyer, ses cinq enfants, les soucis, maladies etc... bref les problèmes qui font que l'esprit est pris dans le cocon familial, qu'il occulte le reste, bien que parfois des questions se posent, sur le destin de cette grande famille...!
Et cet après midi, le téléphone a résonné dans la maison silencieuse, au bout du fil une voix à l'accent du sud l'informait de l'état de sa belle-soeur pas vue depuis au moins trente ans.
Ça lui a donné des frissons la peur d'apprendre le trop tard, eh non ne t'alarme pas dit sa nièce quasiment inconnue pour elle, et pourtant elles ont discuté plus d'une demi- heure, de souvenirs qu'elle la tante pouvait narrer.
La nièce a expliqué que sa maman était gravement malade, sur la fin, combien de temps, combien de jours, point d'interrogation...
Elle a émis une phrase qui fit perler les yeux de la tante, en apprenant que sa maman parlait d'elle lorsqu'elle était petite fille.
Les mots remplis de philosophie de cette femme là-bas dans le sud ont ému et surpris la tante.
Surtout cette phrase :
_ Vois-tu hier, je suis allée lui rendre visite amenant une belle plante azalée couleur fushia, qui n'est justement presque pas fleurie, je l'ai mise sur un meuble afin que maman puisse bien la voir, et j'ai dit doucement " Maman, la plante n'a pas beaucoup de fleurs mais chaque bouton qui s'ouvrira, n'oublie pas, avec la fleur venue, c'est un baiser que je t'envoie ! ".
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