Depuis quelques mois beaucoup de changements sont apparus dans le cours de notre vie a tous, citoyens d'un pays où est pronée " la liberté "!
Je ne viens pas discuter de politique, ce n'est pas mon objectif, mais de religion.
Aussi loin que je me rappelle, lors de deuil dans une famille celle-ci gardait le corps du cher être disparu dans une pièce agrémentée, où les personnes désireuses de visiter se rendaient plus facilement.
Du fait qu'après la cérémonie de funérailles, les gens ayant accompagné le défunt à sa dernière demeure présentaient leurs condoléances au cimetière aux membres proches.
Et la famille faisait un repas très simple pour les intimes, pour remémorer les moments forts de la vie du disparu.
En ces temps du vingtième siècle les coutumes ont changé, le corps repose dans un funénarium, c'est mieux lorsque la résidence ne peut le faire.
Mais où le bât blesse c'est au cimetière où les gens attendent sur le côté en file, sans jeter soit un dernier regard, une poignée de terre, ou une fleur dans le trou où est engouffré le corps pour un autre monde.
On se retrouve dans une salle louée ou au restaurant, pour un lunch avec boissons et petits pains briochés fourrés, au choix. Pour moi, celà me fait penser à une cérémonie de mariage.
Et là c'est souvent irréel, incroyable comme ce samedi, où des gens qui pendant des années n'avaient pris aucune nouvelle se retrouvent à dévorer et boire, rire, parler de tout sauf de cette chère disparue.
A un point qu'ils s'incrustaient, et nous ne savions pas comment leur faire comprendre de quitter les lieux.
Celà s'est fait délicatement mais fermement.
Maintenant, venons-en avant, à la cérémonie religieuse, pour laquelle la veille il a fallu choisir trois textes dans un recueil, et demander la permission de lire un poème.
Cette chose étant définie, je demande s'il est possible de mettre une chanson tendre que le fils de mon amie voulait mettre en hommage à sa chère maman.
Le diacre, et bien oui un laïc représentant le prêtre et la dame accompagnatrice m'assènent que c' est défendu, à cause des frais demandés par la S.A.C.E.M. ).
Le représentant des pompes funèbres, vraiment super à tout point de vue, me propose de la mettre quand même avec sa petite sono.
Donc nous sommes rassérénés, mais que nenni, il n' a pas eu le droit non plus.
Et la faute à qui, croyez-vous ?
Au pape, ce cher Benoit qui régente tout à sa façon, et défend maintenant, en plus de tous ces interdits imbéciles, celui de rendre hommage aux défunts en accompagnant leur départ par une musique ou chanson adéquate à leur parcours de vie sur terre.
Et oui, monsieur le pape ne veut plus, donc certaines paroisses obéissent comme des moutons.
Mais, pourquoi interdire ce qui a toujours été, au nom de quoi, de qui, j'ai appris lors de mes jeunes années, que l'église est la maison de Dieu et de tous, croyants, incroyants, riches ou pauvres.
Celà dit, mon amie a eu une cérémonie digne d'elle et de beaux chants liturgiques interprêtés par ses nièces, avec des paroles qui lui convenaient.
Mais sans la chanson : " La tendresse " par laquelle son fils voulait lui donner un dernier message.
Donc, monsieur le pape qui n'êtes pas Dieu, vous êtes intolérant, mais ça, je le savais déjà.