Je me suis levée à six heures du matin, ce maudit mal de tête est réapparu, pourtant il me fichait la paix depuis quelques mois. Quand c'est ainsi la seule chose à faire est de me lever et de boire une tasse de café très fort, la cafetière à peine commencée de faire ce breuvage. Mais ce jour rien ne calme, même les cachets ultra-forts ordonnés. Ce midi mon époux dit : " Téléphone à M......que nous ne pouvons pas y aller, tu as trop mal ! " J'avais froid, gelée comme si mon corps était immergé en eau froide. Je lui ai répondu " ça va pas non, tu crois que pour un mal de tête je vais rester ici, alors que cette jeune dame a le courage de se battre sans se plaindre, et nous attend ! " C'est vrai que l'être humain a le droit de dire ses souffrances, chaque personne percevant de façon différente la douleur.
Mais moi ai-je le droit ce jour de dire " aie...aie... ma tête ? " quand je reviens d'avoir rendu visite à cette femme courageuse, se battant depuis deux ans contre un crabe qui l'a mutilé dans sa féminité. Elle a une pêche du tonnerre, ses beaux cheveux ont repoussé, a bonne mine bien qu'un peu fatiguée et aucune plainte de sa part, pourtant j'ai bien vu que par moment elle souffre.
Le soir où elle m'annonça par téléphone ce qui lui arrivait, mes doigts tapaient sur le clavier mon chagrin et la peur pour elle. J'en ai fait mon article en mars 2007 :
Je ne répèterais jamais assez de passer les tests de prévention, vous les plus jeunes que moi qui vois mon parcours se rétrécir ne soyez pas négligents...votre corps est un bien précieux à prendre en conséquence et considération.