Mais compatir ce n'est pas être à votre place, ce n'est pas avoir cette boule qui serre votre gorge, ce n'est pas la douleur intense qui étreint votre coeur, ce n'est pas votre regard qui s'éteint à force de trop pleurer, ce n'est pas le mal à la machoire de trop serrer les dents pour ne plus verser ces larmes que vous ne pouvez empêcher de couler, ce n'est pas cette envie de hurler le nom des personnes disparues, ce n'est pas non plus l'angoise pour ceux qui souffrent autour de vous, ni celle du chemin qui se retrécit devant vous... !
Non ce n'est pas subir un chagrin immense qu'aucune parole ne peut assouvir, ne peut guérir.
La compassion est un signe de gentillesse utile quand même, s'il est sincère et non commandé par un rite orchestré depuis des décennies.
Combien de personnes ont compati au chagrin immense quand j'ai perdu mon père, mes cinq frères avant qu'ils n'atteignent leurs soixante cinq ans, ma mère, mes chers amis, et d'autres proches, tous chers au coeur qui reste toujours très fragile, sensibilisé, vulnérable...!
Et les personnes ont compati un jour, puis de temps à autre au début, et puis...plus du tout de mot pour confirmer cette compassion, c'est la raison pour laquelle je ne compatis pas toujours au chagrin de chaque être, car c'est facile les simagrées du début, et après paf... dans le sac aux oubliettes... !
Je suis présente, silencieuse, par une étreinte de mains, quelques mots murmurés, puis plus tard d'autres phrases viennent.
Car je suis avec vous, je comprends, je suis près de vous en pensées, et dans ce blog, ce n'est pas une journée de compassion, mais beaucoup d'amitié virtuelle qui se noue, ce sont des semaines et des mois qui défilent pour vous écrire, vous lire et vous accueillir.
La compassion est un vain mot, prendre toujours des nouvelles c'est l'affection irremplaçable.
Il est certain que l'on ne peut souffrir de la même manière que la personne touchée mais la peine des personnes qui nous sont chères nous attriste et nous peine. Des paroles de réconfort, une présence peuvent parfois aider à surmonter un chagrin.Bisous
Pour ma part, je compatis par ma présence sans trop parler car c'est vrai que les paroles ne servent pas à grand chose dans les grands moments de peine… Mais comme en ce moment je ne pense pas que tu sois en peine, alors je compatis, avec ma bille de clown, à ton bonheur d'écrire sur l'amitié virtuelle bien réelle… Bonne journée, Nature aimée.
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c'est gentil de venir chaque jour chez moi ! amitiés<br />
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C
Corinne
12/12/2008 10:00
coucou, c'est sur que l'on a beau compatir, on ne peut souffrir autant que la personne qui souffre mais parfois, nous sommes sincèrement malheureux d'apprendre certaines mauvaises nouvellesOui l'amitié même virtuelle est très importantegros bisous gelés