Dans un article je compare le chemin de la vie comme le fil sur le métier à tisser, ce qui fit sourire une blogueuse me disant la phrase jolie.
Peut-être cette phrase est-elle curieuse, jolie pour toi gentille visiteuse, mais pour moi elle a le vrai sens du déroulement de ce fil qui solide peut rompre à tout moment, ou s'effilocher par instant d'inattention.
Dans une filature de Lille, la visitant avec l'école au temps naguère, oh ! ça fait loin, mon Dieu, oui lorsque j'étais en primaire, je fus surprise de toutes ces machines où sur le dessus étaient enroulées d' énormes bobines de fils différents.
Devant chaque gros métier se tenait une ou deux personnes qui de leurs mains expertes rafistolaient en vitesse un fil défaillant.
Sur le chemin de la vie se trouve ce grand énorme métier qui tisse les jours s'étirant blancs, roses, jaunes, noirs, de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel venant après l'orage ou par hasard, pour faire un clin d'oeil dans le ciel.
Le fil de ce métier est tel qu'il faut sans cesse prendre garde à ne pas l'abimer, pas le casser durement.
Il est très long ayant eu dans son tissage des éraflures, des petits effilochages, des grands déchirements, du fil d'or s'en est mêlé, donnant un éclat irréel de beauté fait d'amour, des filaments précieux s'enroulant autour de ce fil sur le métier à tisser de la vie a fait de ce chemin un parcours qui s'amenuise avec des souvenirs tels les tissus faits de fils différents mais à ne pas jeter, ni oublier.