Ne plus être triste c'est facile à prononcer mais avec les aléas de plus en plus difficiles à gérer.
C'est un fait que le chemin est très long donc jalonné de nombreux chagrins comme de joies.
En ce moment je n'arrive plus beaucoup à penser qu'aux autres en difficulté maladies diverses, alors ce blues qui m'habite depuis un certain temps s'accentue et comme disent mes proches je suis comme une éponge.
Mais là je me rends compte que l'eau retenue par cette éponge déborde et n'arrive plus à être absorbée.
La journée d'hier restera gravée par le départ pour là-haut d'une personne que j'estimais énormément.
Pendant des années elle a lutté contre une maladie avec un courage exemplaire, sans plainte ni désespoir.
Ce matin lui rendant visite pour le dernier adieu, la voyant inerte blanche telle une statue allongée pour le repos serein je me remémorais les paroles et moments de trente années de côtoiement voisin.
Soutenant son époux vacillant de fatigue et de douleur accumulées j'écoutais les mots de celui-ci remplis d'amour envers celle qui partagea son chemin de vie pendant cinquante années.
Tristesse terrible d'entendre que sa femme appelait sa maman sans cesse pour l'aider à partir de cette terre pour la rejoindre là-bas où elle se trouve depuis des décennies.
Alors comment voulez-vous ne pas être triste dans des instants remplis d'émotion douloureuse ?
Chagrin partagé est moindre dit-on, je ne crois pas à part seulement donner un peu de réconfort et encore... aucune parole ni aucun mot n'atténue la peine immense dans la perte d'un être cher.
Je viens de terminer cet article péniblement, car il le fallait avant de déposer un peu mon bagage de triste récit pour revenir plus vaillante après quelques jours de repos.