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Quand, dins l'min sous l'pétiot' leumière.
In trouve eune empreinte d'fougère.
In a l'âm ravie en songeant
Qu'in l'vot l'premier d'puis des mille ans.
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Poème de Jules Mousseron
décembre 1932.
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Jules Mousseron né le 1er janvier 1868 à Denain est issu d'une famille de mineurs.
Galibot il descend à l'âge de douze ans à la fosse Renard, celle-là même qu'Emile Zola visita avant d'écrire Germinal.
Jules Mousseron suit des cours du soir et se met très tôt à écrire.
La rencontre d'un écrivain denaisien André Jurénil qui lui dit d'utiliser son patois comme moyen d'expression lui donna un succès immédiat avec la parution en 1897 de Fleurs d'en bas, recueil de poésies et de chansons patoisantes.
En 1904 dans sa préface du recueil Coups de pics et Coups de plume, André Jurénil écrit à propos de Jules Mousseron :
_ " Vous nous avez fait aimer davantage nos terrains noyés de suie ".
Peut-on rendre meilleur hommage à un homme qui a redonné leur fierté aux gueules noires ?
Décoré de la Légion d'honneur et des Palmes académiques, ce poète a même accueilli chez lui au coron plat Casimir Périer président de la République.
Jules Mousseron mineur, poète des terrils et des corons décède le 24 novembre 1943 au coeur d'une ville occupée par les allemands à Denain.
Le patois du Nord perd l'un de ses plus fidèles serviteurs, et Cafougnette " article à lire svp, est orphelin.
petit résumé grosso-modo de la lecture d'un livre.
Ci-dessous je vous traduis le poème écrit en patois au début d'article.
Quand dans la mine sous la petite lumière.
On trouve une empreinte de fougère.
On a l'âme ravie en songeant.
Qu'on la voit le premier depuis des milles années.
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